Rappel : Nos questions sont en violet, les réponses des candidats sont en noir.
I- Une ville plus agréable et plus apaisée :
1- Sécurité aux abords des écoles :
Assurer la sécurité aux abords des écoles est une priorité majeure. Il est crucial que ces zones soient à la fois sûres et accueillantes.
Une solution serait d’instaurer des rues aux écoles. Il s’agit de rues fermées temporairement aux véhicules motorisés aux horaires des entrées et sorties des enfants. C’est une solution à adopter quand la piétonisation définitive n’est pas possible.
Seriez-vous donc favorable à expérimenter comme à Paris des rues aux écoles ? et lesquelles ?
Réponse : Oui nous y sommes absolument favorables. Et d’ailleurs c’est inscrit dans notre projet de programme depuis 2024, année de co-construction du projet « urbanisme et voirie ».
Pour le choix des rues, c’est typiquement un sujet de démocratie et de choix collectif. Il nous semblerait présomptueux de savoir à l’avance, pour les habitantes et habitants de ces rues et de ces quartiers. Dans le groupe Urbanisme et Voirie nous avions pensé à la rue du Hameau pour un test. C’est très exactement un sujet de fond à discuter et à échanger dans des conseils de quartiers. Nous pensons que ce changement suppose aussi beaucoup de pédagogie, l’enjeu étant d’apaiser et de sécuriser la rue des écoles, collèges, lycées, de prendre en compte en priorité les usagers et usagères les plus vulnérables, les piétons et les cyclistes, dans la gestion et l’aménagement des espaces publics.
La taille de notre ville permet de facilement de se déplacer à pied, à vélo
ou en bus ;
Sécuriser les carrefours dangereux, réduire la place du trafic motorisé ou encore apaiser les rues sont des choix qui relèvent avant tout de décisions municipales.
Au programme de Démocratie Courtoise :
- Mettre en œuvre une ville apaisée en déclarant la commune « Ville
30″ comme d’autres communes de Versailles Grand Parc. - Développer, aménager et rendre visibles les doubles-sens
cyclables. - Rendre la ville cyclable par toutes et tous, surtout les plus jeunes
pour se rendre dans leurs établissements, pour une politique
publique de protection, de santé et d’équité sociale.
2 – Sécurité sur les grands axes de notre commune :
Plusieurs zones de notre ville nécessitent une attention particulière pour améliorer la
sécurité et la fluidité des déplacements à vélo.
Que comptez-vous faire pour : nous souhaitons faire vivre un équilibre de vie
locale et de circulation, à l’aide du statut des villes apaisées (dites en zone 30).
2-1 La rue de Versailles
Réponse : Cette rue est absolument centrale dans la ville et est composée de 4 différentes parties. Ces 4 tronçons doivent être traités séparément. Nous sommes pour y faire déjà des tests. C’est pour nous un sujet central, qui mérite complètement une réflexion de fond. Beaucoup d’habitantes et d’habitants ont plein de propositions et de solutions sur cette rue. Ce sujet est complètement imbriqué avec le sujet central du Centre Ville de notre commune.
Comment voulons-nous nous déplacer, dans ce centre ?
Maîtriser le volume du trafic de transit motorisé, via un plan de circulation. Mettre en œuvre l’obligation de neutraliser le stationnement sur cinq mètres au minimum en amont des passages piétons d’ici au 31 décembre 2026, conformément à la LOM. Ou comment (faire) respecter et appliquer la loi LOM :
→ Place de la Loi – Carrefour de la Redingote : zone commerciale dans
laquelle doit être priorisé et limité le passage des riverains, bus (6202) et
secours +1 place concernée par la LOM ;
→ Carrefour de la Redingote – Carrefour du Maréchal Juin : 0 place
concernée par la LOM ;
→ Carrefour du Maréchal Juin – Carrefour de l’Europe : 2 places
concernées par la LOM ;
→ Après le carrefour de l’Europe : enjeu de sécurisation pour accéder à
La Celle-Saint-Cloud et enjeu de coopérer avec les villes limitrophes
2-2 L’avenue de la Bretèche
Réponse : Cette rue qui dessert un collège et un lycée est particulièrement bien adaptée et importante pour y permettre de renforcer la sécurité de cette zone 30. Quelques unes des idées au programme :
→ Aménager et séparer clairement les réseaux structurants marchables et
cyclables ;
→ Créer des pistes cyclables ;
→ Installer des écluses ;
→ Renforcer la visibilité de la signalisation aux entrées et sorties de la zone ;
→ Proposer de passer à sens unique au vu de la largeur de l’avenue ;
→ Prendre en considération la présence des bus et leur usage quotidien par les jeunes.
2-3 La rue Caruel de Saint-Martin
Réponse : Nous constatons de multiples liens et trajets entre les deux cotés de la rue :l’accès à la bibliothèque et aux différents équipements sportifs. Et donc la priorité pour cette rue est de renforcer l’accès à cette vie locale. Le groupe de travail « Urbanisme et voirie » propose de rendre la rue à sens unique (sens à définir), de récupérer la largeur pour mettre les trottoirs aux normes et faire une voie bidirectionnelle (elle sera à limitée à 30km/h dans le cadre de la ville 30).
2-4 Le coeur de ville
Réponse : C’est un sujet de fond, et il existe de très nombreuses solutions. La vraie question est : qu’est-ce que les habitantes et habitants veulent vivre ensemble ? Notre vision est de renforcer le lien et la convivialité, avec par exemple la mise en œuvre d’une zone de rencontre aux normes.
Le groupe de travail « Urbanisme et voirie » propose une piétonnisation/zone de rencontre ZTL (riverains, bus, livraisons) d’une partie de la rue Pottier : entre l’entrée de la piscine et le Super U.
3- Gestion des carrefours :
Les carrefours sont des points critiques pour la sécurité et la fluidité des déplacements.
Quelles mesures comptez-vous prendre pour améliorer les carrefours suivants ?
3-1 Place du 18 juin
Réponse : A très court-terme, identifier clairement les aménagements cyclables et zones partagées avec la signalisation verticale et le marquage au sol adaptés, afin d’éviter les conflits entre les différents usagers piétons et vélos pour une sécurisation de tout le rond-point par rapport au flux motorisé
→ mise en place d’un carrefour à la hollandaise en réduisant au maximum possible la taille du rond-point (angles de girations des bus et secours) et en réutilisant cet
espace au profit des mobilités actives + Ajout de traversées cyclables
3-2 Carrefour de l’Europe
Réponse :
→ Surélever les carrefours et passages piétons pour sécuriser les usagers les plus fragiles, en particulier, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite.
→ S’assurer de la compréhension des dispositions du code de la route en communiquant dessus et sur leur raison d’être (sas vélo, double-sens cyclable, zone de rencontre, voie verte, trottoir traversant, etc.).
→ Tester l’ajout de plots/balisettes pour empêcher les girations sur les cyclistes.
4- Rachat des terrains d’INRIA : projet du quartier Voluceau
Quels sont vos projets d’aménagements piétons et cyclables pour cette zone?
Réponse : Notre priorité sera de travailler avec toutes les associations communales où il y a de nombreuses compétences en terme d’aménagement. Qu’est-ce que nous souhaitons collectivement pour cette entrée de ville ? Une nationale express pour des personnes qui ne font que traverser notre ville ou un espace commun au service de nos concitoyens, de tous nos concitoyens ? Pour nous, il y a un enjeu de continuité cyclable et sécurisée avec le reste de la ville, comme une entrée exemplaire en ville apaisée.
→ Faire de la sécurité des cyclistes et piétons une priorité dès la conception des aménagements futurs, en garantissant des pistes continues et des carrefours sécurisés.
→ travailler avec le département pour la requalification de la D307 en boulevard urbain ;
→ Intégrer la circulation des cycles dans les phases chantiers avec des déviations et les signalisations adaptées qui vont avec, mais aussi faire respecter l’interdiction du stationnement de tous véhicules, et en particulier les engins de chantier, sur les voies cyclables.
II – Relations avec les partenaires pour une mobilité douce et active
1- Collaboration avec les villes limitrophes :
Comment comptez-vous travailler avec les villes limitrophes, et notamment La Celle-Saint-Cloud, pour améliorer les liaisons intercommunales ?
Réponse : Il y a la Celle-Saint-Cloud, mais aussi Versailles, Bailly, Vaucresson. La base de notre projet est la concertation, et surtout la co-création, et même la co-décision pour les projets importants à travers des processus d’Intelligence Collective. Et donc cela passe forcément par Associer toutes les associations en lien avec la mobilité douce de ces villes limitrophes dans les concertations et codécisions, aux différentes échelles, dans une optique de complémentarité entre communes limitrophes, entre piétons, cyclistes et usagers et usagères de transports en commun. Concerter les associations d’usagers pour chaque projet d’aménagement cyclable, et ce dès les phases d’étude afin de pouvoir prendre en compte les éventuels retours et améliorer ainsi la fonctionnalité des aménagements.
Actuellement il manque de la sécurité dans la zone qui nous relie à la Celle St Cloud et c’est une vraie demande de la part des personnes travaillant à l’Hôpital Mignot par exemple, de même Vaucresson n’est pas sécurisée ; un projet existe déjà route de Rueil qui est en cours d’étude.
2- Collaboration avec la Copropriété de Parly 2 :
Quelles actions envisagez-vous pour collaborer avec la Copropriété de Parly 2 ?
Réponse : C’est le même sujet de fond : qu’est-ce que ces près de 19 000 habitantes et habitants veulent vivre dans leur ville qui compte 31 000 habitantes et habitants ?
L’enjeu est de communiquer avec les représentantes et représentants des conseils syndicaux de la copropriété afin de s’associer, de s’écouter en réciprocité, de co-créer, de co-opérer voire co-décider ensemble des manière de partager l’espace public et privé. Ou comment imaginer une coopération à l’aide d’outils d’intelligence collective, au service de nos relations humaines, entre voisines et voisins.
Cela pourrait être un tirage au sort d’habitants et voisins des résidences pour choisir un sujet pertinent, s’informer avec les agents municipaux de la faisabilité d’un projet, se retrouver avec les mêmes pouvoirs que les élus pour codécider, et tout cela à l’aide de l’animation en intelligence collective pour décider et s’engager durablement.
3- Collaboration avec les associations locales :
Comment comptez-vous travailler avec les différentes associations locales ?
Réponse : Associer toutes les associations dans les concertations, aux différentes échelles, dans une optique de complémentarité entre piétons, cyclistes et usagers et usagères de transports en commun.
Concerter les associations d’usagers pour chaque projet d’aménagement cyclable, et ce dès les phases d’étude afin de pouvoir prendre en compte les éventuels retours et améliorer ainsi la fonctionnalité des aménagements.
A l’image de la collaboration avec les villes limitrophes, il s’agit pour nous d’accompagner la coopération entre les personnes qui s’intéressent au sujet de la mobilité active et leurs experts. Cela peut être d’instaurer, en tant qu’élus et agents de la mobilité, des réunions régulières, ouvertes aux associations et habitants usagers qui souhaiteraient s’informer et coopérer sur le sujet.